Droit du travail en Suisse

Cet article aborde les sujets suivants :

Quelles sont les lois relatives à la gestion du temps en Suisse ?

La Suisse est une Confédération composée de 26 cantons, chacun disposant d’une large autonomie en matière d’organisation du travail, de fiscalité et de surveillance de l’application du droit du travail, même si l’essentiel des règles de fond est fixé au niveau fédéral.

Le droit du travail suisse définit les droits et les obligations des employeurs et des salariés. Il repose sur plusieurs textes législatifs qui encadrent les relations de travail. Les principaux sont le Code des obligations (CO), qui régit notamment le contrat individuel de travail, les conventions collectives de travail (CCT) et les contrats-types de travail (CTT) ; la loi sur le travail (LTr), qui fixe les règles relatives à la protection des travailleurs, au temps de travail et de repos, ainsi qu’à la protection des jeunes travailleurs, des femmes enceintes et des mères allaitantes ; et la loi fédérale sur l’assurance-accidents (LAA), qui établit les dispositions en matière de sécurité et de santé au travail.

Les dispositions relatives à la durée maximale du travail sont prévues par la loi sur le travail. Celle-ci fixe une durée maximale de :

  • 45 heures par semaine pour les travailleurs des entreprises industrielles, le personnel de bureau, les employés techniques ainsi que le personnel de vente des grandes entreprises de commerce de détail
  • 50 heures par semaine pour les autres travailleurs soumis à la LTr
Salaire minimum
  • Il n’existe pas de salaire minimum au niveau fédéral. Certains cantons ont instauré un salaire minimum légal et des salaires minimaux peuvent également être prévus par une convention collective de travail (CCT).
Heures supplémentaires
  • Compensation par un congé équivalent ou majoration de 25 %, selon les conditions prévues par l’art. 321c CO.
Temps de pause
  • Une pause d’au moins 15 minutes est obligatoire lorsque la journée de travail dépasse 5 h 30, 30 minutes lorsqu’elle dépasse 7 heures et 1 heure lorsqu’elle dépasse 9 heures.

Quelles sont les lois relatives au recrutement, au travail et à la fin d’emploi en Suisse ?

Afin de lutter contre les traitements inégalitaires dans le cadre du processus de recrutement et des relations professionnelles, la Suisse applique plusieurs dispositions constitutionnelles et légales interdisant les discriminations. Les principaux critères protégés par le droit suisse comprennent notamment :

  • Sexe
  • Origine
  • Couleur de peau ou appartenance ethnique
  • Âge
  • Langue
  • Situation sociale
  • Mode de vie
  • Convictions religieuses, philosophiques ou politiques
  • Handicap ou déficience corporelle, mentale ou psychique
  • Situation familiale et grossesse

Dans le domaine du travail, la Suisse prévoit également une protection spécifique contre le harcèlement sexuel et les discriminations liées au sexe. La loi sur l’égalité entre femmes et hommes a pour objectif de garantir une application concrète et effective du principe d’égalité, en favorisant l’égalité réelle entre les femmes et les hommes dans le domaine professionnel.

En Suisse, la législation du travail permet à l’employeur et au travailleur de mettre fin à l’emploi. Pour les contrats de durée indéterminée, chacune des parties peut résilier le contrat en respectant les délais de congé prévus par la loi, le contrat de travail ou une convention collective de travail. Une résiliation immédiate reste possible uniquement lorsqu’il existe de justes motifs rendant impossible la poursuite des rapports de travail.

Pour déterminer le délai de résiliation applicable en Suisse, il convient de distinguer :

  • Le temps d’essai, pendant lequel le délai légal de résiliation est généralement de sept jours
  • La durée des rapports de travail, qui influence les délais applicables après le temps d’essai
  • Les éventuelles dispositions particulières prévues par le contrat de travail ou une convention collective de travail

Carte de la Suisse

Quelles sont les principales lois du travail en Suisse ?

Voici une sélection de lois clés adoptées en Suisse, qui encadrent certains aspects importants relatifs au travail :

  • La loi du 30 mars 1911 : le Code des obligations (CO), Livre cinquième, définit dans ses articles 319 à 362 le contrat individuel de travail ainsi que ses différentes formes (contrat à durée indéterminée, contrat à durée déterminée, contrat de travail à temps partiel, contrat d’apprentissage, contrat-type de travail et convention collective de travail). Il prévoit également les règles relatives au salaire, aux vacances, aux congés, à la protection de la personnalité du travailleur et à la résiliation des rapports de travail.
  • La loi du 20 mars 1981 : la loi fédérale sur l’assurance-accidents (LAA) rend obligatoire, pour tout travailleur, l’assurance contre les accidents professionnels et non professionnels ainsi que les maladies professionnelles ; elle définit les prestations dues (soins médicaux, indemnités journalières, rentes d’invalidité) et détermine la répartition des cotisations entre employeur et travailleur, l’assurance contre les accidents professionnels étant à la charge de l’employeur.
  • La loi du 6 octobre 1989 : la loi fédérale sur le service de l’emploi et la location de services (LSE) régit le placement privé ainsi que la location de services (travail temporaire/intérimaire). Elle prévoit que toute entreprise souhaitant engager des travailleurs pour les mettre à la disposition d’autres entreprises (entreprises locataires de services) doit être titulaire d’une autorisation délivrée par l’autorité cantonale compétente, ou par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) lorsque l’activité s’étend à l’étranger, et respecter des obligations telles que la conclusion d’un contrat de travail écrit précisant le salaire, les indemnités et les prestations dues en cas d’heures supplémentaires, de maladie, de maternité, d’accident, de service militaire et de vacances.
  • La loi du 17 décembre 1993 : la loi fédérale sur l’information et la consultation des travailleurs dans les entreprises (loi sur la participation) accorde aux travailleurs, ou à leurs représentants lorsqu’il en existe, un droit d’être informés et consultés sur des sujets tels que la sécurité au travail, le transfert d’entreprise, les licenciements collectifs ou la prévoyance professionnelle ; elle permet en outre aux travailleurs des entreprises occupant au moins 50 personnes d’élire parmi eux une ou plusieurs représentations du personnel.
  • La loi du 16 décembre 2005 : la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI) encadre les conditions d’entrée, de séjour et d’exercice d’une activité lucrative des ressortissants étrangers en Suisse. Elle définit notamment les règles relatives aux autorisations nécessaires pour travailler en Suisse, aux conditions d’admission sur le marché du travail, ainsi qu’à certaines obligations applicables aux employeurs qui engagent des travailleurs étrangers. Elle prévoit également des dispositions concernant les travailleurs détachés et les personnes exerçant une activité lucrative indépendante ou salariée.
  • La loi du 20 juin 2014 : la loi fédérale sur la formation continue (LFCo) pose le principe selon lequel la formation continue relève en priorité de la responsabilité individuelle, tout en prévoyant que l’employeur et la Confédération y contribuent également, notamment par des aides financières aux organismes actifs dans ce domaine et par le soutien à l’acquisition des compétences de base des adultes.

Les lois relatives à la rémunération en Suisse

En Suisse, les règles relatives à la rémunération sont principalement fixées par le Code des obligations (CO), notamment les articles 322 à 329d. Ces dispositions encadrent les obligations de l’employeur concernant le paiement du salaire, les modalités de rémunération, les suppléments éventuels (comme les heures supplémentaires), ainsi que certains droits liés aux vacances et aux absences.

Le montant du salaire est généralement déterminé par le contrat de travail conclu entre l’employeur et le travailleur. Il peut également être influencé par des conventions collectives de travail (CCT) ou par des contrats-types de travail (CTT) qui fixent des salaires minimaux obligatoires dans certains secteurs ou professions.

Quel est le salaire minimum en Suisse ?

La Suisse ne dispose pas d’un salaire minimum national fixé par la Confédération. La rémunération minimale dépend principalement du secteur d’activité, de la profession et des accords applicables.

Certains cantons ont toutefois introduit un salaire minimum cantonal légal, comme c’est le cas des cantons de Genève, du Jura, du Tessin, de Neufchâtel et de Bâle-Ville. Par ailleurs, certains secteurs disposent de salaires minimaux obligatoires prévus par des conventions collectives de travail déclarées de force obligatoire ou par des contrats-types de travail avec salaires minimaux.

Quand et comment les salaires doivent-ils être versés en Suisse ?

Selon l’article 323 du Code des obligations suisse (CO), le salaire doit être versé à la fin de chaque mois, sauf si un délai de paiement différent a été convenu entre les parties ou s’il existe une règle particulière prévue par une convention collective de travail (CCT) ou un contrat-type de travail (CTT).

Quelle est la date limite de paiement en Suisse ?

En Suisse, la loi ne fixe pas une date unique applicable à tous les travailleurs. L’article 323 du Code des obligations prévoit que le salaire est payé à la fin de chaque mois, sauf convention ou usage contraire.

Type de fixation de la date de paiement Échéance de paiement
Clause d’un contrat-type de travail ou d’une convention collective Délais plus courts ou autres termes de paiement
À défaut de disposition particulière À la fin de chaque mois selon l’art. 323 CO

Quelles sont les lois suisses concernant l’égalité salariale ?

L’article 8, alinéa 3, de la Constitution fédérale consacre le droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale, indépendamment du sexe. La loi sur l’égalité entre femmes et hommes (LEg) concrétise ce principe et interdit toute discrimination salariale fondée sur le sexe. Depuis le 1ᵉʳ juillet 2020, les employeurs occupant au moins 100 personnes doivent effectuer une analyse de l’égalité salariale tous les quatre ans, la faire vérifier par un organe indépendant, et en communiquer les résultats au personnel.

Quelles sont les lois relatives aux heures supplémentaires en Suisse ?


Selon le Code des obligations, les heures supplémentaires correspondent aux heures effectuées au-delà de la durée de travail convenue par contrat, lorsque celles-ci sont nécessaires et peuvent être raisonnablement exigées du travailleur. En principe, elles doivent être compensées par un congé de durée équivalente avec l’accord du salarié. À défaut, elles donnent droit à une rémunération majorée d’au moins 25 %, sauf si un accord écrit, un contrat-type de travail ou une convention collective de travail prévoit une autre réglementation.

Par ailleurs, la loi sur le travail fixe les durées maximales légales de travail, soit 45 heures par semaine pour les travailleurs occupés dans les entreprises industrielles, le personnel de bureau, le personnel technique et les autres employés, et 50 heures par semaine pour les autres catégories de travailleurs. Les heures effectuées au-delà de ces limites constituent du travail supplémentaire au sens de la loi sur le travail et sont soumises à des règles spécifiques de compensation ou de rémunération.

Quelles sont les exceptions aux heures supplémentaires en Suisse ?

Les règles générales relatives aux heures supplémentaires peuvent être adaptées dans certaines situations. Elles comprennent notamment :

  • Les heures supplémentaires ne peuvent être effectuées que lorsqu’elles sont nécessaires, qu’elles ne provoquent pas de surmenage physique ou psychique et que les dispositions relatives à la durée du travail et aux périodes de repos sont respectées.
  • Les heures supplémentaires peuvent être compensées par un congé d’une durée au moins équivalente, si l’employeur et le travailleur en conviennent par écrit ; un accord écrit entre les parties peut prévoir que les heures supplémentaires sont rémunérées sans majoration de salaire ou selon des modalités différentes de celles prévues par la loi.
  • Les cadres n’ont généralement pas droit à une majoration salariale pour les heures supplémentaires. Les modalités de leur rémunération ou de leur compensation doivent être définies dans le contrat de travail.

Les lois relatives au temps de pause en Suisse

Quelles sont les lois relatives au repos en Suisse ?

En Suisse, la loi sur le travail (LTr) garantit aux travailleurs des périodes minimales de repos.

Les travailleurs doivent bénéficier d’un repos quotidien d’au moins 11 heures consécutives entre deux journées de travail.

Une réduction à 8 heures est admise dans certaines circonstances, à condition que la moyenne de 11 heures soit respectée sur une période de deux semaines.

Quelles sont les lois relatives aux pauses en Suisse ?

La loi sur le travail prévoit des pauses minimales obligatoires lorsque la durée quotidienne de travail dépasse certains seuils :

  • 15 minutes lorsque la journée de travail dépasse 5 heures et demie
  • 30 minutes lorsque la journée dépasse 7 heures
  • 1 heure lorsque la journée dépasse 9 heures

Quelles sont les lois relatives à l’allaitement en Suisse ?

La législation suisse protège les travailleuses qui allaitent durant la première année de vie de leur enfant. Elles ont le droit de disposer du temps nécessaire pour allaiter ou tirer leur lait pendant le temps de travail.

Le temps consacré à l’allaitement est considéré comme du temps de travail rémunéré. La durée minimale rémunérée est de :

  • 30 minutes lorsque la durée quotidienne de travail n’excède pas 4 heures
  • 60 minutes lorsque la durée quotidienne de travail est supérieure à 4 heures
  • 90 minutes lorsque la durée quotidienne de travail est supérieure à 7 heures

L’employeur doit également mettre à disposition un lieu approprié permettant à la travailleuse d’allaiter ou de tirer son lait dans des conditions adaptées, en toute tranquillité et dans le respect des règles d’hygiène.

Quelles sont les lois relatives au repos dominical en Suisse ?

En Suisse, le travail dominical est en principe interdit. Toutefois, des dérogations peuvent être accordées dans certains secteurs d’activité ou lorsqu’un besoin urgent ou une nécessité économique ou technique le justifie, conformément aux dispositions de la loi sur le travail.

Lorsqu’un travailleur est autorisé à travailler le dimanche, il bénéficie d’un repos compensatoire. Si le travail dominical n’excède pas cinq heures, il est compensé par un temps libre de même durée. Lorsqu’il dépasse cinq heures, le travailleur a droit à un repos compensatoire d’au moins 24 heures consécutives, accordé immédiatement avant ou après le repos quotidien, de manière à garantir une période totale de repos d’au moins 35 heures consécutives.

En outre, les travailleurs doivent bénéficier d’un repos hebdomadaire coïncidant avec un dimanche complet au moins une fois toutes les deux semaines, sauf dispositions particulières applicables à certains secteurs.

Quelles sont les lois relatives aux congés en Suisse ?

En Suisse, les congés relèvent essentiellement du droit fédéral, à travers le Code des obligations (art. 329 à 329j CO) et la loi sur le travail :

  • Vacances annuelles : les travailleurs ont droit à des vacances annuelles de 5 semaines au moins par année de service pour les travailleurs jusqu’à l’âge de 20 ans révolus ; et de 4 semaines au moins par année de service pour tous les autres travailleurs. Les CCT, contrats individuels ou contrats-types peuvent prévoir un droit à davantage de vacances (souvent 5 semaines dès 50 ans).
  • Congé de maternité : les travailleuses ont droit, dès l’accouchement, à un congé de maternité fédéral payé d’au moins 14 semaines. Lorsque le nouveau-né est hospitalisé, ce congé est prolongé d’une durée correspondant à celle de la prolongation du versement de l’allocation de maternité. Si l’autre parent décède dans les six mois suivant la naissance de l’enfant, la travailleuse a droit à deux semaines de congé supplémentaires. Ces semaines peuvent être prises de manière continue ou fractionnée, sous forme de semaines ou de journées, dans un délai de six mois à compter du jour suivant le décès.
  • Congé de paternité ou congé de l’autre parent : l’autre parent a droit à un congé de deux semaines (14 indemnités journalières). En cas de décès de la mère dans les 14 semaines suivant l’accouchement, le conjoint ou la conjointe survivant(e) bénéficie d’un congé supplémentaire de 14 semaines. Contrairement au congé de maternité, le congé de l’autre parent est flexible. Il peut être pris en une seule fois ou de manière fractionnée, par journées ou par semaines, dans les six mois suivant la naissance de l’enfant.
  • Congé d’adoption : toute travailleuse ou tout travailleur qui accueille un enfant en vue de son adoption a droit à un congé d’adoption de deux semaines, si des conditions sont remplies. Le congé d’adoption doit être pris au cours de la première année suivant l’accueil de l’enfant. Il peut être pris par un seul des parents ou être réparti entre eux. En revanche, les deux parents ne peuvent pas en bénéficier simultanément. Le congé peut être pris de manière continue ou fractionnée, sous forme de semaines ou de journées.
  • Congé d’aidant : le congé d’aidant permet au travailleur de s’absenter, dans le cadre du congé pour raisons impérieuses, pendant un maximum de cinq jours par année civile, consécutifs ou non, afin de fournir des soins ou une aide personnelle à un membre de son ménage ou de sa famille confronté à une maladie grave nécessitant une assistance importante.
  • Congé pour la prise en charge de proches : les travailleurs ont droit à un congé payé pour la prise en charge d’un membre de la famille ou du partenaire atteint dans sa santé. Ce congé est accordé pour la durée indispensable à la prise en charge, dans la limite de trois jours par cas et de dix jours par année civile au total.
  • Congé pour la prise en charge d’un enfant gravement malade : les parents d’un enfant gravement atteint dans sa santé en raison d’une maladie ou d’un accident ont droit à un congé pouvant aller jusqu’à 14 semaines, financé par une allocation de prise en charge, dans un délai-cadre de 18 mois.

Quels sont les jours fériés en Suisse ?

À l’exception du 1ᵉʳ août (Fête nationale), les jours fériés en Suisse sont fixés par les cantons. Le nombre et les dates des jours fériés peuvent donc varier selon le canton dans lequel le travail est exercé. Les cantons ont la possibilité d’en ajouter jusqu’à 8 autres. Les jours fériés les plus couramment observés dans le pays sont les suivants :

Jour férié en Suisse Date 2026
Nouvel An Jeudi 1ᵉʳ janvier
Ascension Jeudi 14 mai
Fête nationale Samedi 1ᵉʳ août
Noël Vendredi 25 décembre

Les lois relatives au travail des mineurs en Suisse

En Suisse, la protection des jeunes travailleurs est strictement réglementée afin de préserver leur santé, leur sécurité ainsi que leur développement physique et psychique. 

Qu’est-ce qu’un mineur en Suisse ?

En droit suisse, est considéré comme jeune travailleur toute personne âgée de moins de 18 ans.

Les jeunes bénéficient d’une protection particulière en matière de conditions de travail, de sécurité, de durée du travail, de périodes de repos et d’exécution de travaux dangereux. Les employeurs sont tenus de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger leur santé, leur sécurité et leur développement.

Règles relatives aux horaires des mineurs en Suisse

La législation suisse fixe les conditions de travail des jeunes selon leur âge :

  • Moins de 13 ans : interdiction générale de travailler (exceptions limitées, par exemple pour les activités culturelles, artistiques ou sportives, soumises à autorisation).
  • À partir de 13 ans : maximum 3 heures par jour et 9 heures par semaine durant les périodes scolaires. D’autres règles, moins strictes, s’appliquent pendant les vacances scolaires.
  • De 15 à 18 ans libérés de la scolarité obligatoire à temps plein (emploi général ou apprentissage) : la durée quotidienne ne doit pas dépasser celle des autres travailleurs de l’entreprise, avec un maximum absolu de 9 heures par jour, et une durée hebdomadaire maximale de 45 ou 50 heures selon les cas.

Quelle est la durée du repos quotidien pour les jeunes travailleurs ?

La législation suisse prévoit également des règles spécifiques concernant les périodes de repos. Les jeunes travailleurs doivent bénéficier :

  • d’un repos quotidien d’au moins 12 heures consécutives entre deux journées de travail
  • des pauses prévues par la loi sur le travail en fonction de la durée quotidienne du travail
  • d’une protection particulière contre le travail de nuit, le travail dominical et les travaux dangereux

Mises à jour du droit du travail en Suisse en 2025-2026

1. Salaire minimum

  • Revalorisation du salaire minimum cantonal : la Suisse ne connaît pas de salaire minimum légal au niveau fédéral, mais certains cantons (Genève, Neuchâtel, Jura, Bâle-Ville, Tessin) en ont instauré un. À Genève, le salaire horaire minimum brut est indexé chaque année au coût de la vie. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, il est passé à 24,59 CHF (contre 24,48 CHF en 2025), et à 18,07 CHF dans les secteurs de l’agriculture et de la floriculture.

2. Allocations pour perte de gain

  • Numérisation des demandes d’allocations pour perte de gain (APG) : depuis 2026, les personnes effectuant un service militaire, civil, de protection civile ou un service Jeunesse+Sport pourront déposer leurs demandes d’APG par voie électronique.

3. Rente de vieillesse

  • Introduction de la 13ᵉ rente AVS : tous les bénéficiaires d’une rente de vieillesse AVS toucheront une rente mensuelle supplémentaire, versée pour la première fois en décembre 2026 sous la forme d’un douzième de la somme des rentes mensuelles perçues durant l’année. Aucune démarche n’est nécessaire, le versement étant automatique.

4. Retraite

  • Âge de référence progressivement relevé pour les femmes : depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, l’âge de référence des femmes augmente progressivement de 64 à 65 ans, à raison de trois mois supplémentaires par année jusqu’en 2028.

Note d’avertissement importante

Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement. Bien que nous fassions tout notre possible pour garantir l’exactitude des informations présentées, nous ne pouvons assurer qu’elles soient exemptes d’erreurs ou d’omissions. Il est recommandé aux utilisateurs de vérifier de manière indépendante toute information critique et de ne pas se fier uniquement au contenu fourni.